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mardi 8 janvier 2008

Condamné par précaution

A grands pas, tous les fondements de notre société française sont détruits. Dernière nouvelle en date, on condamnerait quelqu'un non plus pour ce qu'il a fait mais pour ce qu'il pourrait faire. Examinons la proposition. Il semblerait qu'il vaille mieux condamner celui qui a commis l'irréparable il y a longtemps ( très longtemps, 15 ans, c'est long...), que prendre le risque qu'il détruise une fois de plus une vie. C'est partir du postulat que le monde est figé, que rien ni personne ne change. C'est croire qu'il y a des natures humaines, et que certaines sont bonnes et d'autres mauvaises. C'est se rappeler qu'en des temps pas si lointains, on parvenait même à distinguer le caractère foncièrement mauvais des êtres sur leur physionomie. C'est condamner l'autre à rester ce qu'il a été. N'est ce pas là ce que l'on appelle "avoir des préjugés"?

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